
OEUVRES POUR PIANO ET QUATUOR À CORDES
GABRIEL PIERNÉ-GABRIEL DUPONT

2027, Alpha Classics
INTERPRÈTES
-
Stéphanie Moraly & Thibault Noally, violons
-
Caroline Donin, alto
-
Patrick Langot, violoncelle
-
Romain David, piano
Avec ce nouveau projet discographique, le Quintette Syntonia poursuit son cycle de (re)découverte des pages injustement méconnues du répertoire français romantique et moderne. Ce nouvel opus met en lumière le Poème pour piano et quatuor à cordes de Gabriel Dupont et le Quintette op. 41 de Gabriel Pierné. D’une grande richesse expressive, ces deux partitions occupent une place singulière dans la musique française de la première moitié du XXᵉ siècle, alliant intensité lyrique, raffinement harmonique et une maîtrise de l’écriture chambriste méritant d’être mieux connues.
Très admiré de Jankélévitch et Romain Rolland, Gabriel Dupont fut l’un des derniers romantiques, à une époque où Wagner, Fauré et Debussy redéfinissaient par leurs personnalités divergentes les contours de la musique moderne et où Saint-Saëns faisait figure de gardien du classicisme. Mélodiste mélancolique à la santé fragile, son œuvre pourtant sensible aux nouvelles influences n’en est que plus sincère, comme en attestent les pages du Poème. Il s’y déroule un dialogue aussi intense que nuancé entre un piano concertant – si cher à Chausson – et un quatuor à cordes tout en envolées lyriques, d’une candeur parfois touchante mais totalement assumée et maîtrisée. Il s’agit de l’une des dernières partitions de chambre accomplies du compositeur.
Un troisième Gabriel – mais Fauré celui-là ! – écrivait à Pierné en mai 1918 : « En me dédiant votre nouvelle œuvre, vous me témoignez une affection qui me touche profondément, je vous l'assure ! Vous me dites qu'elle est lourde ! Lourde de musique, certes, à laquelle nous ne sommes plus habitués. » Et pour cause ! L’œuvre fait ouvertement référence à l’un de ses modèles, le Quintette en fa mineur de César Franck. Elle déploie tout au long de ses trois mouvements une intensité dramatique et une richesse d’écriture quasi orchestrale (Pierné était également chef d’orchestre et dirigeait de nombreuses créations de ses contemporains), servie par une parfaite connaissance des instruments sollicités.














